lundi 2 novembre 2015

Great lady of the silver screen


Je viens de découvrir l'excellent film The Heiress de William Wyler (1949) avec Olivia de Havilland et Montgomery Clift. Cette histoire, inspirée d'un texte de Henry James, met en scène une jeune femme peu sûre d'elle écrasée par un père autoritaire (Ralph Richardson), et séduite par un coureur de dot, le charmant Monty. Celui-ci met un point d'honneur à paraître aussi sincère que s'il était véritablement amoureux de l'ordinaire Olivia, à tel point que moi aussi, j'étais ensorcelée. Enfin, Olivia n'est pas si ordinaire en fait. Et son personnage non plus : il aura sa revanche. Après avoir raflé l'oscar, elle a continué sa carrière tranquillement, dignement et aujourd'hui - c'est ce qui m'émeut le plus - elle est encore en vie, à 99 ans. La dernière survivante de l'équipe de Gone with the Wind, la femme oscarisée la plus âgée. Contrairement à bon nombre de personnages fragiles, pâles et timides qu'elle a incarné au cours de sa carrière, cette grande dame de l'âge d'or hollywoodien se révèle d'une force terrible. L'apparente faiblesse cache toujours bien plus, Olivia de Havilland en est la preuve. 

mardi 22 septembre 2015

Marilyn... again

Photographiée par Philippe Halsman 1952. 

"La beauté est le plus radieux diadème dont le hasard puisse couronner un front".
Théophile Gautier.

samedi 19 septembre 2015

Littérature gothique

Ruines du monastère d'Eldena, par C.D. Friedrich, 1825.

œuvre de jeunesse d'Alexandre Dumas, Pauline (1838) réunit les ingrédients chers au gothique : abbaye en ruines, voleurs de grand chemin, héroïne exsangue enterrée vive dans un caveau... Et pourtant, malgré quelques inconsistances soulignées dans la préface - l'auteur tente d'ancrer ses personnages dans le réel sans se montrer très convaincant - ce livre est étrangement violent. On se rappellera la scène de meurtre d'une femme dans un souterrain par le mari de Pauline tandis que ses acolytes cherchaient à la violer. Même Le Moine de M. G. Lewis ne m'avait pas semblé si cru. 
L'automne et l'hiver ont été faits pour écrire et lire des romans gothiques. Le prochain :  The Castle of Wolfenbach d'Eliza Parsons, une promesse d'effroi, de nuit, de cris comme les Anglais savent si bien y faire. 

Extrait : "Vous vous réveillerez dans un caveau où nul n'est descendu depuis vingt ans, et dans lequel, d'ici à vingt ans peut-être, nul ne descendra encore. N'ayez donc aucun espoir de secours, car il serait inutile. Vous trouverez du poison près de cette lettre : tout ce que je puis faire pour vous est de vous offrir une mort prompte et douce au lieu d'une agonie lente et douloureuse. Dans l'un et l'autre cas, et quelque parti que vous preniez, à compter de cette heure, vous êtes morte."

mercredi 2 septembre 2015

Aurevoir Montpellier


En plus de deux ans, l'impression qu'on a d'une ville change, et à force d'y vivre, on ne la regarde plus. Lorsque j'étais arrivée de Paris, Montpellier symbolisait la lumière, la joie, la jeunesse. Les habitants sont faciles d'approche, le dédale de rues un paradis pour piétons, la mer n'est jamais loin, on la sent, on la voit par les mouettes qui survolent la ville. J'y ai été heureuse. 
Mais certaines personnes ne sont pas faites pour appartenir à un seul lieu et l'envie de partir me reprend. Lyon, sans rien y connaître, me paraît moins hospitalière, moins grandiose. Je sens pourtant, qu'entre la Saône et le Rhône, proche de la fraîcheur des Alpes, une autre vie m'attend... 

mercredi 5 août 2015

Exposition : L'âge d'or de la peinture à Naples

A chaque exposition, je me trouve confrontée au problème de conserver en mémoire la plus grande partie des œuvres présentées. Au musée Fabre, à Montpellier, plus de quatre-vingt toiles sont exposées en ce moment, réunissant des artistes napolitains ou des artistes étrangers ayant séjourné à Naples au XVIIe siècle. Qu'on arpente les salles des heures durant en détaillant chaque tableau ou qu'on y reste vingt minutes ne font sur la durée que peu de différence. De quoi nous-rappellerons nous dans cinq ou dix ans? 
C'est pourquoi j'ai adopté cette méthode qui consiste à regarder plus longuement que les autres, une seule toile par salle, d'en capter toute sa magie et de la retrouver ensuite sur Internet. 
Ce n'est sans doute pas la peinture napolitaine telle qu'on se la représenterait tout d'abord mais pour moi, cette exposition m'évoquera à l'avenir ces deux images. 

Sainte Agathe, Francesco Guarino, 1642. 

Ipomées et boules de neige, Andrea Belvedere, 1680. 

lundi 6 juillet 2015

Gibson art


Cela fait des années que je regarde ces dessins exécutés à la plume, d'une main de maître : on sent que Charles Dana Gibson croquait à la hâte, pressé de faire apparaître des visages, des histoires et toujours plus d'histoires, c'est ce qui me plaît le plus chez lui. Je me rappelle qu'au lieu de travailler en classe au lycée, je m'appliquais à reproduire ces Gibson girls, leur chignon et leur demi sourire sur mes affaires d'adolescente... 
Et même si aujourd'hui, j'ai appris à me détacher de son style (tout comme de celui d'Hal Foster) et ne dessine plus les visages de l'ancêtre de la pin-up, je reviens souvent à ses images comme à un beau rêve qui s'est achevé en 1910...

The game of bridge

A man in love

The turning of the tide


mercredi 1 juillet 2015

Affiche à la française : Brénot


De toute sa production, cette affiche se détache nettement : mouvement, couleurs d'une époque sixties qui font écho à des temps plus anciens quand les danseuses de cabaret étaient reines. Je cherche toujours d'autres belles illustrations de cet artiste, rien encore qui n'égale celle-ci. Créer une telle image à l'échelle d'une vie, c'est déjà bien suffisant...