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mercredi 5 août 2015

Exposition : L'âge d'or de la peinture à Naples

A chaque exposition, je me trouve confrontée au problème de conserver en mémoire la plus grande partie des œuvres présentées. Au musée Fabre, à Montpellier, plus de quatre-vingt toiles sont exposées en ce moment, réunissant des artistes napolitains ou des artistes étrangers ayant séjourné à Naples au XVIIe siècle. Qu'on arpente les salles des heures durant en détaillant chaque tableau ou qu'on y reste vingt minutes ne font sur la durée que peu de différence. De quoi nous-rappellerons nous dans cinq ou dix ans? 
C'est pourquoi j'ai adopté cette méthode qui consiste à regarder plus longuement que les autres, une seule toile par salle, d'en capter toute sa magie et de la retrouver ensuite sur Internet. 
Ce n'est sans doute pas la peinture napolitaine telle qu'on se la représenterait tout d'abord mais pour moi, cette exposition m'évoquera à l'avenir ces deux images. 

Sainte Agathe, Francesco Guarino, 1642. 

Ipomées et boules de neige, Andrea Belvedere, 1680. 

samedi 2 août 2014

Chant: Dmitri et Naples



Depuis des années, la voix profonde de Dmitri Hvorostovsky, sa beauté lointaine m'emportent et mes yeux pleurent. Cette fois-ci, je découvre un air napolitain qui ne me quitte pas depuis quelques jours. 

Composé en 1930 par le napolitain, Rodolfo Falvo, il s'intitule "Dicitencello vuje" ou "dites le lui, vous": 
Un homme déclare son amour à une femme de façon indirecte, en s'adressant à l'une de ses amies. Il lui demande de confier son secret à cette autre jeune fille («Dicitencello a sta cumpagna vosta », dites-le lui vous, à votre amie), du fait qu'il a perdu le sommeil, qu'il ne peut vivre en paix, tant il est tourmenté par cette passion. Ce n'est qu'au dernier couplet de la chanson que le protagoniste, voyant une larme couler sur la joue de son interlocutrice, avoue qu'en réalité, il l'aime elle, et adresse son amour pour la première fois à la seconde personne du singulier (« levammece sta maschera, dicimme 'a verità », Levons ce masque, disons la vérité ; « Te voglio bene... te voglio bene assaje ! », Je t'aime, je t'aime tant !).


Quelques crooners ont repris la mélodie dans les années 1950. Et parce que dans un autre genre, sa voix me fait autant d'effet, voici la version de Dino: