lundi 6 juillet 2015

Gibson art


Cela fait des années que je regarde ces dessins exécutés à la plume, d'une main de maître : on sent que Charles Dana Gibson croquait à la hâte, pressé de faire apparaître des visages, des histoires et toujours plus d'histoires, c'est ce qui me plaît le plus chez lui. Je me rappelle qu'au lieu de travailler en classe au lycée, je m'appliquais à reproduire ces Gibson girls, leur chignon et leur demi sourire sur mes affaires d'adolescente... 
Et même si aujourd'hui, j'ai appris à me détacher de son style (tout comme de celui d'Hal Foster) et ne dessine plus les visages de l'ancêtre de la pin-up, je reviens souvent à ses images comme à un beau rêve qui s'est achevé en 1910...

The game of bridge

A man in love

The turning of the tide


mercredi 1 juillet 2015

Affiche à la française : Brénot


De toute sa production, cette affiche se détache nettement : mouvement, couleurs d'une époque sixties qui font écho à des temps plus anciens quand les danseuses de cabaret étaient reines. Je cherche toujours d'autres belles illustrations de cet artiste, rien encore qui n'égale celle-ci. Créer une telle image à l'échelle d'une vie, c'est déjà bien suffisant...

jeudi 4 juin 2015

The not so secret life of Marilyn Monroe

Une mini-série sur Marilyn a paru il y a quelques jours, "The Secret Life of Marilyn Monroe" avec dans le rôle titre, Kelli Garner et dans le rôle de sa mère, Susan Sarandon (le jeu de cette dernière est étrangement décevant). 
Pendant un moment, je n'ai pas su quoi en penser : les décors aux tons bruns, le beau visage de l'actrice qui reprend avec justesse certaines des mimiques de Marilyn (beaucoup mieux que Michelle Williams le faisait dans "My Week with Marilyn"), le charme envoûtant qui se dégage toujours d'une production où l'on parle de sa vie. 
En fait, après réflexion, c'est mauvais. En 2015, on pourrait s'attendre à une version de ces faits que l'on connaît par cœur un peu plus critique et éclatante. Mais ces trois heures n'inventent rien et le tout est très académique, parfois même ennuyeux. 
D'abord séduite par l'apparence de Kelli Garner, il faut reconnaître qu'elle devient très énervante à la longue. Sa voix aspirée, ses gestes fous, son regard écarquillé, c'en est trop, elle n'est décidément pas Marilyn. 
Le plus gros échec de son jeu - elle a un mérite incontestable et s'est beaucoup imprégnée des apparitions de la blonde à l'écran - réside justement dans ce copier-coller de la personnalité de Marilyn dans ses films. Etait-elle aussi maniérée en réalité, aussi pin-up au quotidien, les jambes toujours en pointe, continuellement séduisante et minaudière? J'en doute. Le principal objectif d'une vie secrète de Marilyn serait de la dépeindre comme elle était sans doute : fragile, perdue, laide par moments, capricieuse etc. Et pas comme au cinéma. 

Bref, inutile de perdre du temps, mieux vaut revoir "Some like it Hot" ou "River of no Return" pour laisser la magie opérer.

Pourtant, quand on regarde ces clichés, on y croirait presque, n'est ce pas?





Lien trailer: https://www.youtube.com/watch?v=dG8vHPxTU9g

dimanche 3 mai 2015

Lecture: Tarzan of the Apes

A.C. McClurg, first edition cover, 1914.

Je n'ai pas encore tout à fait terminé l'ouvrage d'Edgar Rice Burroughs, mais je suis séduite : au travers d'aventures bondissantes, l'intrigue est très bien construite, l'anglais très pur et les personnages émouvants. Ce genre de lecture me ramène à ma douce enfance et aux films de la MGM avec Johnny Weissmuller. A chaque page, j'entrevois un dessin, pressent une illustration... mais ne ferais pas mieux que ce graphisme très simple de la première couverture. Tarzan reste un héros unique, qui n'a pas de concurrent dans le genre du roman d'aventures. Et je retourne à mon livre, au moment où Jane Porter est emportée par un singe dans le noir de la jungle, en espérant que Tarzan arrive à temps pour la sauver. Suspense. 

Note: Harold Foster, avant d'inventer Prince Valiant, a longtemps dessiné Tarzan au début des années 1930. Je rêve d'en lire un jour les 4 tomes...

vendredi 17 avril 2015

Peinture: allégorie automnale

Octobre, James Tissot, 1877.


Matin d'octobre

C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
À travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées ;
Mais ce n’est pas l’hiver encor.

Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.
 François Coppée

mercredi 8 avril 2015

Colorama: back in the days





Une très belle surprise que cette exposition au Pavillon Populaire de Montpellier!
A travers ces clichés superbement américains, Kodak nous plonge au cœur des années cinquante et soixante, dans le quotidien divertissant et rassurant des familles américaines. Les panneaux publicitaires de plusieurs mètres étaient accrochés dans Grand Central et changés toutes les trois semaines afin que des milliers de voyageurs puissent voir le résultat des nouveaux produits Kodak. Couleurs vives, jeunes gens souriants, sport, famille, Coca-Cola... on aurait presque l'impression que toute cette légèreté n'était pas feinte et que vraiment, il n'y avait pas d'autre inquiétude à cette époque que de savoir si l'on allait recevoir ou pas le nouveau Kodak pour Noël...