samedi 6 février 2016

Harlow

Photo rejetée par le département de publicité MGM. "She was showing too much cleavage". 
D. Rooney and M. A. Vieira, Harlow in Hollywood. 

samedi 9 janvier 2016

Plénitude

Madame Gautreau portant un toast, John Singer Sargent, 1883. 
(et bonne année 2016!)

Mais j'ai parfois pensé que la nature d'une femme est comme une grande maison pleine de pièces : il y a le hall, dans lequel tout le monde passe en tous sens ; le salon, où l'on reçoit les visites officielles ; la salle à manger, où les membres de la famille vont et viennent à leur guise ; mais au-delà, bien au-delà, il y a d'autres pièces, dont on ne pousse peut être jamais les portes, dont personne ne connaît le chemin, dont on ne sait où elles mènent, et dans la pièce la plus retirée, dans le saint des saints, l'âme se tient assise, seule, guettant le pas de quelqu'un qui ne vient jamais. 

Edith Wharton, La plénitude de la vie (extrait),1893.


jeudi 5 novembre 2015

River of no Return


C'est le tout premier film que j'ai vu avec Marilyn. J'y pense très souvent. Nul besoin de trop le revoir  - je le connais par cœur... Mais parfois, réécouter le titre, trouver une nouvelle photographie sur le net font revenir toute la nostalgie de cette première découverte. 

lundi 2 novembre 2015

Great lady of the silver screen


Je viens de découvrir l'excellent film The Heiress de William Wyler (1949) avec Olivia de Havilland et Montgomery Clift. Cette histoire, inspirée d'un texte de Henry James, met en scène une jeune femme peu sûre d'elle écrasée par un père autoritaire (Ralph Richardson), et séduite par un coureur de dot, le charmant Monty. Celui-ci met un point d'honneur à paraître aussi sincère que s'il était véritablement amoureux de l'ordinaire Olivia, à tel point que moi aussi, j'étais ensorcelée. Enfin, Olivia n'est pas si ordinaire en fait. Et son personnage non plus : il aura sa revanche. Après avoir raflé l'oscar, elle a continué sa carrière tranquillement, dignement et aujourd'hui - c'est ce qui m'émeut le plus - elle est encore en vie, à 99 ans. La dernière survivante de l'équipe de Gone with the Wind, la femme oscarisée la plus âgée. Contrairement à bon nombre de personnages fragiles, pâles et timides qu'elle a incarné au cours de sa carrière, cette grande dame de l'âge d'or hollywoodien se révèle d'une force terrible. L'apparente faiblesse cache toujours bien plus, Olivia de Havilland en est la preuve. 

mardi 22 septembre 2015

Marilyn... again

Photographiée par Philippe Halsman 1952. 

"La beauté est le plus radieux diadème dont le hasard puisse couronner un front".
Théophile Gautier.

samedi 19 septembre 2015

Littérature gothique

Ruines du monastère d'Eldena, par C.D. Friedrich, 1825.

œuvre de jeunesse d'Alexandre Dumas, Pauline (1838) réunit les ingrédients chers au gothique : abbaye en ruines, voleurs de grand chemin, héroïne exsangue enterrée vive dans un caveau... Et pourtant, malgré quelques inconsistances soulignées dans la préface - l'auteur tente d'ancrer ses personnages dans le réel sans se montrer très convaincant - ce livre est étrangement violent. On se rappellera la scène de meurtre d'une femme dans un souterrain par le mari de Pauline tandis que ses acolytes cherchaient à la violer. Même Le Moine de M. G. Lewis ne m'avait pas semblé si cru. 
L'automne et l'hiver ont été faits pour écrire et lire des romans gothiques. Le prochain :  The Castle of Wolfenbach d'Eliza Parsons, une promesse d'effroi, de nuit, de cris comme les Anglais savent si bien y faire. 

Extrait : "Vous vous réveillerez dans un caveau où nul n'est descendu depuis vingt ans, et dans lequel, d'ici à vingt ans peut-être, nul ne descendra encore. N'ayez donc aucun espoir de secours, car il serait inutile. Vous trouverez du poison près de cette lettre : tout ce que je puis faire pour vous est de vous offrir une mort prompte et douce au lieu d'une agonie lente et douloureuse. Dans l'un et l'autre cas, et quelque parti que vous preniez, à compter de cette heure, vous êtes morte."

mercredi 2 septembre 2015

Aurevoir Montpellier


En plus de deux ans, l'impression qu'on a d'une ville change, et à force d'y vivre, on ne la regarde plus. Lorsque j'étais arrivée de Paris, Montpellier symbolisait la lumière, la joie, la jeunesse. Les habitants sont faciles d'approche, le dédale de rues un paradis pour piétons, la mer n'est jamais loin, on la sent, on la voit par les mouettes qui survolent la ville. J'y ai été heureuse. 
Mais certaines personnes ne sont pas faites pour appartenir à un seul lieu et l'envie de partir me reprend. Lyon, sans rien y connaître, me paraît moins hospitalière, moins grandiose. Je sens pourtant, qu'entre la Saône et le Rhône, proche de la fraîcheur des Alpes, une autre vie m'attend...