vendredi 12 février 2016

Celebrating

Les 29 ans de Sammy Davis Jr sur Evanview Drive, LA, le 8 décembre 1954. 
Tony and Marilyn, among other guests...

samedi 6 février 2016

Wonderful Pearl Bailey


On ne s'en lasse pas : dans cette version réjouissante de "Mack the Knife" lors du Dinah Shore Show, Pearl nous montre tout son talent, avec ô combien d'aisance! - Dinah fidèle à elle-même, tente comme elle le peut de suivre sa fougueuse partenaire. Toute cette bonne humeur est plutôt communicative. Méconnue Pearl Bailey, pourtant exceptionnelle! 

Far from Heaven


Un très bel hommage de Todd Haynes à "All That Heaven Allows" de Douglas Sirk qui parvient pourtant à s'imposer par lui-même. Tous les interdits qu'on ne pouvait évoquer à Hollywood dans les années 1950 refont ici surface (homosexualité, relations entre blancs et noirs). Julianne Moore, très digne, parvient à nous arracher quelques larmes. Mais pour moi, l'acteur du film, c'est Dennis Haysbert, car comme elle le dit si bien à un moment particulièrement crucial, "you are so beautiful...". Comment introduire aujourd'hui, en 2016, une belle histoire entre deux êtres, impossible, rongée par une société tyrannique? Si notre époque laisse les individus plus libres, elle n'inspire plus les cinéastes qui doivent puiser dans d'autres temps pour faire survivre le film d'amour ou encore le drame. Le thème musical et les décors, ce Connecticut flamboyant, font beaucoup pour la splendeur de l'ensemble. Il reste à savoir si son nouveau film "Carol", en salle actuellement, qui se déroule à la même époque et met en scène une relation entre deux femmes est aussi fort que celui-ci...

Harlow

Photo rejetée par le département de publicité MGM. "She was showing too much cleavage". 
D. Rooney and M. A. Vieira, Harlow in Hollywood. 

samedi 9 janvier 2016

Plénitude

Madame Gautreau portant un toast, John Singer Sargent, 1883. 
(et bonne année 2016!)

Mais j'ai parfois pensé que la nature d'une femme est comme une grande maison pleine de pièces : il y a le hall, dans lequel tout le monde passe en tous sens ; le salon, où l'on reçoit les visites officielles ; la salle à manger, où les membres de la famille vont et viennent à leur guise ; mais au-delà, bien au-delà, il y a d'autres pièces, dont on ne pousse peut être jamais les portes, dont personne ne connaît le chemin, dont on ne sait où elles mènent, et dans la pièce la plus retirée, dans le saint des saints, l'âme se tient assise, seule, guettant le pas de quelqu'un qui ne vient jamais. 

Edith Wharton, La plénitude de la vie (extrait),1893.


jeudi 5 novembre 2015

River of no Return


C'est le tout premier film que j'ai vu avec Marilyn. J'y pense très souvent. Nul besoin de trop le revoir  - je le connais par cœur... Mais parfois, réécouter le titre, trouver une nouvelle photographie sur le net font revenir toute la nostalgie de cette première découverte. 

lundi 2 novembre 2015

Great lady of the silver screen


Je viens de découvrir l'excellent film The Heiress de William Wyler (1949) avec Olivia de Havilland et Montgomery Clift. Cette histoire, inspirée d'un texte de Henry James, met en scène une jeune femme peu sûre d'elle écrasée par un père autoritaire (Ralph Richardson), et séduite par un coureur de dot, le charmant Monty. Celui-ci met un point d'honneur à paraître aussi sincère que s'il était véritablement amoureux de l'ordinaire Olivia, à tel point que moi aussi, j'étais ensorcelée. Enfin, Olivia n'est pas si ordinaire en fait. Et son personnage non plus : il aura sa revanche. Après avoir raflé l'oscar, elle a continué sa carrière tranquillement, dignement et aujourd'hui - c'est ce qui m'émeut le plus - elle est encore en vie, à 99 ans. La dernière survivante de l'équipe de Gone with the Wind, la femme oscarisée la plus âgée. Contrairement à bon nombre de personnages fragiles, pâles et timides qu'elle a incarné au cours de sa carrière, cette grande dame de l'âge d'or hollywoodien se révèle d'une force terrible. L'apparente faiblesse cache toujours bien plus, Olivia de Havilland en est la preuve.